Le 19 décembre, deux incidents incompréhensibles sont arrivés.

Nous avons perdu notre petite boule de bonheur suite à un accident la veille.

Le petit Maxime, dont l’histoire est parue dans tous les journaux, est disparu sous l’eau, alors qu’il jouait à l’extérieur.

 

Sans connaître la famille de ce petit garçon, c’était presque réconfortant de savoir qu’une autre famille passait par la même gamme d’émotions que nous en ce temps des fêtes, qui est censé être une période de réjouissance.

Je me disais que nous, au moins, nous avons été capables de dire au revoir à Renaud. Pas cette pauvre famille.

Nous avons pu nous dire que nous avons tout fait. Eux aussi. Mais je ne peux imaginer un enfant, pensant une seconde que le tout est de sa faute, même si ce ne l’est pas. Le frère de Maxime, qui n’a pas été capable de retenir son frère… Comment ce petit garçon peut-il se sentir? Il a tout fait. Il est déjà si brave, il ne devrait pas avoir à vivre avec la culpabilité. Mais des fois, notre cerveau refuse de nous comprendre…

J’espère qu’il est bien. Je suis certaine que toute leur famille, comme la nôtre, se tient. S’aime. Se supporte.

Au moins, ils ont un corps. Une certitude.

Parce que lors d’événements du genre, si incompréhensibles, si soudains, si horribles, on a besoin de la certitude, aussi affreuse soit-elle.

 

J’ai beaucoup partagé sur les médias sociaux, sur mon deuil. Je n’étais pas capable de le vivre seule. J’avais besoin de partager. J’avais besoin des mots réconfortants, même de gens que je connais peu.

Et j’ai été surprise. Par le nombre de gens qui ont pris le temps de nous écrire, de nous envoyer des pensées positives, des câlins virtuels, des images, des textes… Mais aussi par les témoignages sur les moments moins heureux lors des fêtes.

Que ce soit des morts durant la période des fêtes, de l’annonce qu’un enfant n’a plus que quelques jours à vivre, la découverte d’un cancer… Nous ne sommes pas seuls. Beaucoup d’autres familles vivent des moments difficiles durant cette période de l’année.

Je ne peux qu’espérer que ces moments nous rapprochent des vraies valeurs associées à Noël. Oui, la fête est très matérielle, mais sa raison première devrait toujours être de se retrouver en famille. De se dire qu’on s’aime.

Ce qu’on ne fait jamais assez.

 

Hier, je suis allée au cinéma pour me changer les idées un peu, avec mon amie Manu. J’étais en voiture. En revenant, j’ai vu trois voitures brûler des feux rouges.

J’étais hors de moi.

Comment quelqu’un peut-il agir de la sorte, si près de Noël? Ne pensent-ils pas aux conséquences possibles? À leurs familles? Aux autres gens qu’ils pourraient blesser?

 

Profitez de Noël. Profitez de votre famille. Profitez de vos amis. Dites-leur que vous les aimez.