La réalité est une série d’articles sur la vie en tant que travailleuse autonome et les hauts et les bas de quitter son emploi pour devenir entrepreneure, le tout, sans filtre et sans gêne.

Un an. Ça fait aujourd’hui un an que Renaud est parti. Un an. Ça ne se peut pas…

Je l’ai mentionné dans le premier billet de «la réalité», c’est mon petit Renaud coco que je dois remercier, bin, «remercier», car son départ vraiment trop soudain m’a fait réaliser que la vie que je vivais ne me rendait pas heureuse.

Remercier c’est un grand mot, parce que j’aimerais tellement mieux être malheureuse à mon emploi et que Renaud soit toujours vivant.

Je donnerais tout pour que Renaud soit toujours là.

Mais je sais qu’il ne reviendra pas. Donc je m’entête à me dire que tout arrive pour une raison, même les pires mardes du monde et que pour cette raison, je devrais lui dire merci. Merci Renaud d’avoir sonné l’alarme dans ma tête, l’alarme me disant «VIS BÉA CALASS. Arrête de perdre ton temps».

Tout a changé en un an. Tout, tout, tout.

Plus rien n’est pareil. En général, je dirais que ce n’est pas pour le mieux. Pas encore. Je l’ai dit plus haut, je ferais tout pour que Renaud revienne, même sacrifier mon propre bonheur. C’est encore du conditionnement. Je dois me convaincre que si c’est arrivé, il y a une raison, je vais vivre différemment, parce que je sais que la vie peut arrêter n’importe quand. Je le sais. 18 ans caliss (paranthèse : Antidote me suggère que je veux peut-être plutôt dire «câlins». Ça me fait sourire. Des fois j’ai l’impression que Renaud me fait des clins d’oeil comme ça, pis après je me dis que je suis virée sul’ top.). Peut-être qu’il n’avait pas «la vie devant lui» avec son autisme, mais il lui restait tellement de choses à vivre. Il était tellement heureux.

Renaud coco, c’était une boule de bonheur.

Je suis toujours incapable de dire que Renaud est mort. Mort, c’est tellement laid comme mot. Je dis décédé. Ça veut dire la même chose, mais j’ai moins un blocage. C’est con, je sais.

Mais on s’aide comme on peut.

Ce matin, j’ai fait tatouer un oiseau qui s’envole sur mon bras en souvenir de Renaud. Un oiseau qui s’envole, c’est autant Renaud qui s’en va que la vie qui débute.

Je partagerai une photo bientôt.

D’ici là, merci, Renaud. Je t’aime tellement. Tellement, tellement, tellement. J’aimerais te donner un bec, j’espère que tu le ressens au paradis.

Renaud à la plage

Un avis soulignant cet (horrible) anniversaire est publié aujourd’hui dans le Journal de Montréal.

Découvre le prochain billet de cette série, 3 résolutions pour 2013.

Tu as aimé ce billet? Épingle-le sur Pinterest!

As-tu déjà vécu un deuil qui a tout changé? Dis-le-moi dans les commentaires!

Abonne-toi à l'infolettre!

 

Pour plus de trucs pour vivre mieux pour moins