La réalité est une série d’articles sur la vie de travailleuse autonome et les hauts et les bas de quitter son emploi pour devenir entrepreneure, le tout, sans filtre et sans gêne. J’ai écrit ces billets en 2012-2013, quand j’ai quitté mon emploi pour me lancer dans le vide.

Bien que ceux-ci soient souvent peu détaillés et partagent des conseils que je ne recommande plus aujourd’hui, j’ai trouvé intéressant de les conserver pour démontrer mon état d’esprit à ce moment.

Ouin bin… je n’ai pas de job.

J’ai plus souvent été pigiste que « vraie » employée, mais j’avais toujours des pistes, des mini-contrats… quelque chose.

Là, je n’ai rien.

J’ai écrit à plein de contacts, je ne trouve rien qui « fitte » avec ce que je suis en mesure d’offrir en ce moment.

Lorsque mon dernier contrat s’est terminé, je pouvais me permettre un petit break… Mais je me disais que je trouverais au moins des contrats d’un jour, une semaine, pour m’occuper et faire un peu d’argent, parce que je ne suis malheureusement pas millionnaire.

Rien. Nada.

C’est long, être sans emploi.

J’essaie de me forcer à avoir une routine… à être active du lundi au vendredi, de 9h à 17h.

J’écris sur ce blogue (je change même le look un mardi soir sur un coup de tête!), je fais des recherches sur l’Australie, sur différents types d’emplois, j’essaie (!) de garder mon appartement (relativement) propre, je lis… mais même s’offrir « des petits plaisirs« … ça coûte de l’argent.

Pas nécessairement une fortune, mais assez pour dire que c’est trop cher, lorsque tu n’as pas de revenus.

Je pensais que ce temps off me ferait du bien. La réalité, c’est qu’au lieu de stresser au sujet de mon emploi, comme je faisais avant, je pense non-stop à l’argent et j’ai beaucoup trop de temps pour m’ennuyer de mon petit frère.

C’est dur.

Trouver la motivation quand tu es déprimée, c’est encore plus difficile. Il y a des meilleurs jours, mais aussi des moins bons. Si tu suis cette série de billets, tu as sûrement remarqué que je me promène à gauche et à droite. Je suis un peu perdue.

J’imagine que c’est ça, avoir les deux pieds dans le vide.

J’ai finalement commencé The Anti 9-to-5 Guide et cette lecture me confirme que mon dernier contrat n’était pas le bon type d’emploi pour moi. Mais dès les premières pages, le livre mentionne également l’importance de l’objectif à long terme, un objectif que j’ai toujours de la difficulté à articuler.

Est-ce que je veux écrire? Avoir un emploi lié au voyage, comme guide touristique? Est-ce que je veux travailler en télévision?

Je veux faire trop de choses, il semble, et je me perds un peu. J’ai trop de temps pour y penser.

J’essaie de rester positive

Découvre le prochain billet de cette série, Contacts, contacts, contacts.

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Image pour Pinterest : être sans emploi

As-tu déjà vécu une période creuse, côté emploi? Dis-le-moi dans les commentaires!