Avertissement COVID-19

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« Je n’arrive pas à me faire une tête sur Tulum. »

C’est ce que j’ai répété pendant tout mon voyage.

Est-ce que j’ai manqué de temps pour tout voir? Absolument. Est-ce que j’y retournerais pour visiter les attraits sautés? Pas certaine.

Est-ce que j’ai mangé de délicieux tacos à des prix tout à fait ridicules? Ouiiii! Est-ce que j’ai trouvé certains endroits prétentieux et ridicules au point d’en rire? Oui aussi.

Est-ce que la plage est d’une beauté incroyable? Oh que oui. Est-ce choquant qu’il y ait des beach clubs et du boum boum partout? Un tit peu.

J’ai consciemment choisi le titre de ce billet pour ne pas dire quelle réputation Tulum est censée avoir. Car selon la personne à qui tu parles, cette ville est soit le paradis sur terre… ou l’enfer.

Il ne semble pas y avoir de demi-mesure ou d’opinion nuancée.

Alors, en voici une.

Premières impressions de Tulum

Rue de Tulum

Dans ma tête, tout Tulum ressemblait à ça… à quel point j’avais tort!

Ruines de Tulum

En faisant mes recherches sur Tulum, j’ai trouvé beaucoup de photos de la plage, des beach clubs, des restos fancys, des tacos de rue, des ruines, mais aucune de la ville.

Peut-être que j’ai mal cherché, je ne sais pas, mais j’avoue avoir été surprise d’arriver dans un endroit avec une aussi grosse rue principale, bordée d’un nombre incalculable de boutiques souvenirs et de restos, puis de me déplacer dans des rues de terre avec des nids de poule gros comme un camion pour me rendre à mon hôtel… hyper moderne.

La rue principale de Tulum

La rue principale de Tulum

Bâtiments modernes et rue de terre

Plein de nouveaux bâtiments modernes, une immense rue avec terre-plein, mais encore en terre et avec de nombreux nids de poule…

De plus, j’avais sous-estimé à quel point Tulum est une grande ville. Mon premier hôtel était à 2,7km de l’arrêt d’autobus et à 7km de la plage! J’avais bien vu ces distances sur Google Maps, mais étant une grande marcheuse, je n’en avais pas fait tout un plat.

Finalement, avec la chaleur et le soleil, il est impensable de marcher partout, tout le temps, à moins de vouloir se taper une insolation.

Bref, je dois avouer que Tulum n’était pas du tout la destination que j’avais imaginée en préparant mon voyage. Je m’imaginais un petit village de bord de mer, bien chill, avec quelques beach clubs luxueux et des stands de tacos… finalement, c’est une ville très, très, très active, avec beaucoup, beaucoup, beaucoup de tout.

Ce n’est pas nécessairement négatif, je comprends pourquoi ça plait à certains. Peut-être que mes attentes ont joué sur mon appréciation de l’endroit.

Sécurité à Tulum

Moi au coucher du soleil à Tulum

Quelques jours après mon arrivée à Tulum, ma mère m’a envoyé un article disant que l’armée avait été dépêchée sur place après un incident lié aux cartels où deux touristes ont malheureusement perdu la vie.

Sans minimiser cet événement, je me suis sentie en sécurité tout au long de mon voyage et j’avais une certaine crainte à ce sujet avant de partir. J’avais même évité d’avoir trop d’argent comptant sur moi à mon départ, au cas où!

Même en marchant seule, le soir, dans des rues mal éclairées, jamais je ne me suis sentie le moindrement en danger. Vraiment, les gens sont d’une gentillesse incroyable. Je me suis moins fait cat-caller qu’à Montréal!

Oui, il y a plusieurs polices et militaires armés, soit à pied, soit en véhicule, selon l’endroit où tu te trouves. Ça peut être déstabilisant, mais perso, j’en ai vu encore plus lors de mon voyage au Roatán.

C’est un peu plate à dire, mais des villes comme Tulum sont des vaches à lait côté entrée d’argent et sont donc très importantes pour les gouvernements, qui feront tout pour s’assurer qu’elles restent le plus sécuritaires possible pour assurer leur prospérité économique…

Ce que j’ai aimé de Tulum

Moi au Cenote du Caleta Tankah

Tsé, comment ne pas aimer un endroit qui ressemble à ça?!

Tacos de rue

Il y a tellement de choses à aimer à Tulum! As-tu vu cette plage?! Les tacos, le soleil, les cénotes…

Si tu es comme moi et que le simple fait d’être à un endroit où il fait plus de 20°C en décembre te remplit de bonheur, c’est difficile de se plaindre… bien que tu constateras que ma section « ce que j’ai moins aimé » est pas mal plus remplie que celle-ci!

C’est simplement plus facile d’expliquer ce qui me plait moins que de dire : plage : beau, tacos : bons, cénotes : wow, haha!

Tout est roulé au quart de tour, le tourisme est une chorégraphie bien rodée. Malgré la barrière de langue (quoi que je me suis fait complimenter sur mon espagnol à plusieurs reprises, merci Babbel, haha), la majorité des locaux sont heureux d’aider et tellement généreux.

Quand mon vélo a brisé au gros soleil, sur le bord de l’autoroute, plusieurs se sont précipités pour m’aider sans que j’aie à demander quoi que ce soit.

Moi avec mon vélo brisé sur le bord de l'autoroute

J’ai aussi beaucoup aimé que puisque Tulum est un endroit où plusieurs font le party jusqu’à tard dans la nuit (alors que moi, je suis knocked out du soleil à 21h), le moindrement que j’étais active avant 10h le matin, j’avais l’impression d’avoir une longueur d’avance et d’être seule au monde.

Ce que j’ai moins aimé de Tulum

Moi à la plage Paraiso à Tulum

Comme mentionné plus haut, Tulum est une ville beaucoup plus grande, bruyante et polluée que ce à quoi je m’attendais.

Je savais que c’était une destination populaire, qu’il y avait quelques kilomètres de distance entre la ville et la plage, mais je ne pensais pas que ça me dérangerait.

Finalement, ce fut le cas. Je me suis rendu compte que lorsque je suis dans un endroit où il fait aussi chaud et où mon but est de marcher, de relaxer et de prendre mon temps, je préfère nettement un petit village comme El Transito, où certains diraient qu’il n’y a rien à faire.

Bien sûr, j’ai aussi été dérangée par les prix artificiellement gonflés à plusieurs endroits. Je ne pense pas que je vais me remettre d’avoir payé 10$ pour une bouteille d’eau d’un litre un jour, haha!

Bouteille d'eau evian et verre de glace à la plage

Si je paie 170 pesos pour une bouteille d’eau, tu peux être certaine que je vais la prendre en photo!

Je ne suis pas contre payer plus pour une belle expérience, mais certains endroits misent vraiment trop sur le fait que certaines personnes vont payer n’importe quoi, n’importe quand. Des endroits quelconques qui chargent des prix de fou, j’en ai vu trop.

Oui, certains restos valent leur prix, tu peux passer une journée de rêve dans un beach club (j’ai visité des endroits fabuleux), mais je ne pense pas que je pourrais me résoudre à dépenser 100$ sur des cocktails et petites bouchées en une journée juste pour avoir le loisir de m’asseoir dans une chaise plutôt que de relaxer sur ma serviette de plage.

Ah et le Subway dans un méga centre d’achats à l’entrée des ruines, c’est non.

En fait, je pense que ce qui m’a le plus choquée, c’est le capitalisme extrême qui ne semble pas bénéficier la population locale…

COVID et Tulum

Endroit pour se faire tester pour la Covid à Tulum

Avant mon départ, on m’avait avertie que « la COVID n’existe pas à Tulum ». Je ne dirais pas que c’est le cas. Plusieurs personnes (locaux comme touristes) portent leur masque même lorsqu’il n’est pas nécessaire.

Mais c’est certain qu’il y a certains touristes qui, disons, make a point de porter leur masque sous leur menton ou de flasher sur les médias sociaux ce qu’ils pensent du concept de distanciation physique…

Il est difficile d’avoir des règles comme « porter le masque à l’intérieur », par exemple à l’hôtel, où les corridors sont souvent à moitié à l’intérieur et à l’extérieur… Règle générale, j’ai essayé de porter mon masque lorsque je parlais de près à des gens, même dehors, en plus des endroits obligatoires comme l’épicerie.

Honnêtement, c’est un peu difficile d’ignorer la COVID quand il y a des tentes de test PCR et antigène à tous les coins de rue…

Je n’ai pas beaucoup socialisé, donc je ne peux pas dire la proportion d’anti-vaxxers sur place. Pour avoir ouvert Tinder pendant une minute et demie, je peux cependant dire que ceux qui le sont, sont fiers de l’être, et pas rien qu’un peu. Comme au Québec, dans le fond.

Je trouve aussi que certains endroits jouent trop sur les sensibilités des gens, offrant des trucs healing qui, bien qu’effectivement bons pour une multitude de raisons, ne sont pas des REMÈDES.

Tsé, un jus frais, ça a beaucoup de bienfaits, mais ça ne guérit rien magiquement. Surtout si tu gonfles le prix à cause de ces prétentions farfelues…

Affiche de Joe Rogan

🤢🤢🤢

Le seul endroit qui m’a réellement choquée côté « abus » était un centre de je-sais-quoi utilisant les visages de Joe Rogan, Hunter Biden et Mike Tyson pour vendre des « thérapies » à plusieurs milliers de dollars « qui sont l’équivalent d’années de psychothérapie »…

Et puis, j’ai visité la zone hôtelière…

Beach Club Maria Del Mar

Probablement l’endroit que j’ai préféré à Tulum et étonnement, c’est un beach club! Le Maria Del Mar, auquel nous avions accès sans frais minimal grâce à notre hôtel Posada Luna Llena*

J’ai écrit la majorité de ce billet durant mon voyage, puis j’ai passé les deux dernières journées de celui-ci dans la zone hôtelière et j’ai compris ceux qui détestent Tulum.

À vrai dire, en revenant en ville, Tulum Pueblo me semblait maintenant une destination de rêve!

La zone hôtelière de Tulum, c’est pas mal un cauchemar. Premièrement, tous les commerces se ressemblent dans leur désir d’être « boho cool ». C’est d’un ridicule. Ensuite, il y a les prix tellement, mais tellement artificiellement gonflés, ce n’est juste pas possible.

Les montants minimums à dépenser pour avoir le luxe d’accéder à la plage – celle-ci est publique, mais il faut passer par les hôtels privés pour s’y rendre et ceux-ci t’obligent à acheter de la nourriture ou de la boisson pour marcher les quelque 10-20 mètres sur leur terrain… Au minimum 25$USD par jour, souvent plus 50 ou même 100.

Passage privé pour se rendre à la plage à Tulum

Un des fameux passages privé de 20 mètres pour se rendre à la plage…

À ma connaissance, il y a une seule entrée publique pour la plage, qui fait plus de 5km de long.

Et si le beach club n’est pas encore ouvert, que le staff se rappelle que tu étais cliente la veille et que tu mentionnes que tu penses y retourner plus tard? Nah, tu ne peux quand même pas passer…

À quel point tout est cher? Même quand il n’y a pas de montant minimal à dépenser, un simple smoothie de fruits coûte plus de 10$… quand les fruits sont quelques sous à peine, à l’épicerie.

Smoothie du Raw Love

260 pesos pour ce smoothie et un café noir tout ce qu’il y a de plus standard (16,14$)

Ce qui est un avantage, selon un serveur rencontré : « nos smoothies sont tellement chers, c’est rapide d’atteindre le montant minimal à dépenser! »

J’aimerais que ce soit une blague ou qu’il l’ait dit en riant.

Il y a aussi une célèbre structure de bois à Tulum, qui était auparavant la plus photographiée de la ville. Celle-ci est maintenant cachée derrière un mur et il faut payer pour la voir.

Le pire? Il y avait un LINE-UP quand on est passées devant!

Impressions finales

Nouvelle rue dans la jungle à Tulum

Affiche de projet immobilier à venir à Tulum

Une des très, très, très nombreuses affiches faisant la promotion d’un projet immobilier de grande envergure à Tulum

Impossible de passer sous le silence la quantité de développements immobiliers à Tulum. Où iront les locaux – humains comme animaux – qui devront certainement être relocalisés?

Quand on a trouvé un super endroit – un sunset bar avec une vue incroyable sur la jungle – je me suis exclamée au serveur « wow, j’espère que vous aurez toujours cette vue! » et il a répondu immédiatement « nah, ils ont déjà commencé à construire, cette jungle n’existera plus dans quelques années… »

Coucher de soleil du sunset bar Ciel Rose avec vue sur la jungle

La vue du sunset bar Ciel Rose

Un écho au réceptionniste de l’hôtel qui nous a emmenées faire du snorkeling près de Casa Cenote, qui a dit « vous connaissez le mot gentrification? Ouais, c’est pas mal ça. Mais en pire. »

Bref… est-ce que j’ai passé un bon voyage? Absolument. Est-ce que je suis contente d’avoir vu cette ville de mes propres yeux? Aussi! Est-ce que je reviendrai à Tulum? Ça reste à voir. Mais je ne crois pas.

Et honnêtement, le fait de ne pas tomber en amour avec Tulum m’a un peu sécurisée. Récemment, j’avais l’impression de vouloir déménager dans toutes les destinations que je visitais et je me demandais si je voyais ces endroits avec des lunettes roses.

Ne pas adorer une nouvelle ville m’a fait réaliser que j’aime vraiment les endroits que j’aime d’amour et que certaines villes ne sont juste pas pour moi.

Et c’est absolument parfait comme ça.

Tu veux voyager cet hiver, mais tu ne sais pas où aller? Voici plus d’une vingtaine d’idées d’escapades!

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Image pour Pinterest : avis Tulum

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