J’ai initialement publié ce billet en août 2017, mais la vie de travailleuse autonome n’est pas un long fleuve tranquille, donc je me suis dit que je devrais le mettre à jour. 

Pourquoi? Tout simplement parce que l’une des questions que les gens me posent le plus souvent, c’est quessé que je fais réellement dans la vie.

Il y a autant ceux qui croient que je fais des millions en bloguant (et que je ne fais donc rien d’autre) que ceux qui pensent que le blogue est un passe-temps qui me prend 2h semaine, seulement.

Et aucune de ces deux suppositions n’est vraie 😉

Alors, voilà, je vais tenter de l’expliquer!

Je travaille à mon compte (j’ai bien de la difficulté à me définir comme entrepreneure, but I guess that’s what it is!) depuis juillet 2013. J’ai fait une (très grande) variété de choses depuis, mais de plus en plus, j’essaie de concentrer mes efforts sur le blogging et toutes les opportunités que cela m’amène. 

Blogueuse

Je me décris souvent comme une blogueuse professionnelle, car, environ 9 mois par année depuis 2015, c’est ce qui me demande le plus de temps. Mais ce n’est que depuis la mi-2017 que je peux enfin dire que j’en tire la majorité de mes revenus (environ 60-70%, ça varie). 

Plusieurs ont cette idée que les blogueurs roulent sur l’or, mais ce n’est vraiment pas le cas. En fait, c’est le cas, mais pour une très petite minorité de gens (et je n’en fais malheureusement pas partie).

J’explique ce que signifie être blogueuse dans ce billet. C’est un emploi beaucoup plus complet et difficile que plusieurs croient! 

Photo de moi prise par Andrée-Anne Joly

Être blogueuse, c’est aussi sortir de sa zone de confort, comme pour faire un photoshoot! (Photo : Andrée-Anne Joly)

En plus de la rédaction, qui dit « blogue » dit obligatoirement « réseaux sociaux », dans mon cas, cela signifie gérer une page Facebook, des comptes Twitter, Instagram et Pinterest. Je passe facilement 5 à 10 heures par semaine (si ce n’est pas plus) à gérer cela. C’est d’ailleurs pourquoi j’abandonne tranquillement Facebook, c’est trop de travail (et d’anxiété) pour les résultats que ça donne. 

J’écris aussi environ trois infolettres tous les mois.

De plus, il y a les invitations aux événements, qui ne sont pas juste une partie de plaisir, mais bien de la job. En fait, je n’y vais presque plus, car c’est rarement un bon investissement de mon temps. 

Finalement, il y a tout le côté technique! Avant, je faisais affaire avec une compagnie qui s’occupait de ça pour moi, mais les coûts étaient devenus trop élevés, donc j’en ai repris la charge. Et puisque je ne connais rien à cela, ça peut prendre du temps!

Côté revenus, j’ai une régie publicitaire, l’affiliation, l’abonnementla boutique en ligne et L’année qui compte… qui demandent aussi beaucoup de travail pour que tout roule comme prévu! Selon le moment de l’année, je passe entre 5 et 30 heures par semaine à gérer ces différentes sphères. C’est énormément de travail!

iMac bureau

Mon bureau à la maison (qui n’est JAMAIS aussi propre)

Au total, cela représente au gros gros gros minimum 30 heures par semaine, 52 semaines par année (il n’y a pas de vrai congé quand on est seule à rédiger le contenu!). 

30 heures, ça ne te semble pas si pire? Rappelle-toi que c’est le minimum absolu, que ça n’inclue pas toutes mes autres tâches et que lorsqu’on est travailleuse autonome ou entrepreneure, il faut budgéter plusieurs heures toutes les semaines pour faire de la facturation, des suivis, répondre à des courriels, etc., ce qui s’est bien sûr pas payé. 

Bref, il faut vraiment être passionnée pour faire ceci comme métier, mais ça ouvre tellement de portes, ça permet d’être sa propre patronne et de choisir ses heures, des avantages que je ne changerais pour rien au monde.

Maintenant, j’ai quelqu’un qui m’aide quelques heures par semaine, pour mieux faire les tâches que je déteste (genre me vendre!) et maximiser les opportunités, ce qui est bien sûr fabuleux. 

Shameless plug : si le blogging t’intéresse, tu peux te procurer mon ebook à ce sujet sur la boutique!

 

avantage de l'abonnement

Opportunités liées au blogging

Justement… le blogging m’a aussi apporté beaucoup d’opportunités auxquelles je n’aurais jamais pensé!

Premièrement, en janvier 2018, j’ai publié un livre! Je n’aurais jamais, jamais, jamais cru pouvoir faire ça un jour, quel privilège. Ce livre m’a permis de faire le tour du Québec dans le cadre de Salons du livre et m’a permis de faire de plus en plus de conférences, ce que j’adore. Je me suis même découvert une passion pour les conférences pour ados!

Moi au Salon du livre de Montréal

Je reçois aussi occasionnellement des demandes pour faire des interventions dans différents médias grâce au blogue, ce qui est vraiment le fun et qui ouvre beaucoup de portes, mais qui est très rarement payé (ce qui n’est pas négligeable!). 

Parallèlement à tout ça, je suis aussi rédactrice pour quelques compagnies et médias, qui m’ont trouvée grâce au blogue. J’ai déjà eu beaucoup plus de clients en rédaction, mais puisque le blogging et autres projets liés me demandent de plus en plus de temps (et que j’aime moins tout le travail de démarchage nécessaire pour trouver de nouveaux clients), il ne m’en reste que deux ou trois. J’écris environ 5 articles « ailleurs » tous les mois. 

Ce que je fais l’été

Avant, j’avais beaucoup plus de contrats « autres ». J’ai travaillé sur plusieurs émissions de télé, dans le monde du hockey, j’ai fait énormément de promo, mais, plus je prends de l’expérience, plus je peux choisir mes mandats, et donc, plus je me spécialise.

Il y a juste un seul contrat que je n’arrive pas à laisser tomber, même si je manque parfois de temps pour le faire!

Je suis assistante pour une boite de relations de presse en culture. Durant l’année, ça ne représente que quelques heures par semaine, mais l’été, c’est une tout autre histoire!

La boite pour laquelle je travaille s’occupe des accréditations médiatiques pour quatre gigas festivals de musique (Osheaga, Heavy Montréal, îleSoniq, ’77 Montréal), alors je gère des centaines et des centaines de demandes pendant quelques mois. C’est de la job!

Moi à Osheaga

Mais ça se termine au festival comme tel, alors je ne peux pas me plaindre 😉

Pour une raison X, plusieurs personnes pensent que je fais de la gestion de communauté, soit gérer des comptes Facebook, Instagram, etc. Pourtant, je déteste cela, haha!

En raison de la variété de tâches que j’ai à effectuer, cependant, je fais attention de toujours me garder au courant des bonnes pratiques. Et ça aussi, ça demande du temps 😉

Bref, je ne chôme pas! (Même si mon compte en banque ne le démontre pas toujours haha)

J’ai choisi la liberté, la variété, et non le salaire et je suis bien contente de cela 😁

Et puis, devrais-tu quitter ton emploi pour partir à ton compte? Je te donne quelques pistes et questions à te poser avant de faire le saut, ici.

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Image pour Pinterest : travailleuse autonome québec

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