Plus ça change, plus c’est pareil : même si j’ai appris de mes erreurs passées et que je prévois maintenant assez d’argent pour ne pas verser une petite larme lorsque je vois le montant que je dois aux impôts, je continue de trouver cette période plutôt difficile.

Maintenant, c’est plutôt, car je réalise que je ne suis pas assez prête pour la retraite, et que saison des impôts signifie aussi « date limite pour contribuer à un REER ». J’ai longtemps repoussé le moment d’y penser, me demandant pourquoi je devais penser à ma retraite dès mes premières années sur le marché du travail.

Mais là, j’ai 32 ans et je me rends compte que j’aurais dû mettre ma peur de côté plus tôt. Après avoir contribué à un REER pour la première fois l’an dernier, je suis en train de me renseigner sur les placements, afin d’investir pour la retraite pour la première fois, cette année. 

Je m’en veux de ne pas l’avoir fait plus tôt, mais la réalité est que je ne suis pas seule dans ma situation. En fait, nous sommes de plus en plus nombreux.

calculatrice et argent comptant

Portrait de la situation

J’ai choisi d’être travailleuse autonome assez tôt : je n’ai eu qu’un « vrai » emploi pendant 9 mois, dans toute ma vie. J’ai toujours travaillé à contrat, et depuis plus de cinq ans, je travaille presque exclusivement sur mes propres projets. 

Le Groupe Banque TD a créé une expression pour désigner les gens comme moi : la main-d’oeuvre flexible. Ce mot inclut les personnes suivantes : 

  • Travailleurs contractuels : pigistes, ressources contractuelles et consultants;
  • Travailleurs qui changent fréquemment d’emploi : ceux qui enfilent les emplois un à la suite de l’autre;
  • Travailleurs qui deviennent des professionnels sur le tard : ceux qui reportent à plus tard le début de leur carrière parce qu’ils poursuivent des études ou suivent une formation supplémentaire.

Avec ce choix (ou l’obligation) de faire partie de la main-d’oeuvre flexible vient la difficulté de préparer correctement sa retraite. 

En fait, selon un sondage de la TD, près de six Québécois sur dix (59%) faisant partie de la main-d’oeuvre flexible prévoient qu’ils devront travailler après l’âge de la retraite parce qu’ils n’auront pas accumulé assez d’épargne. J’en fais partie. 

C’est d’ailleurs pourquoi je veux m’intéresser à l’investissement – pour maximiser mon épargne, d’ici mes 65 ans, question de minimiser le fait que j’aie attendu si longtemps avant d’y penser. 

Encore une fois, je ne suis pas seule : 66% de la main-d’oeuvre flexible aurait souhaité cotiser à un plus jeune âge pour être mieux préparée au départ à la retraite. C’est fou, pareil! Plus de la moitié des gens ayant fait le même choix de carrière que moi. 

Pourquoi nous n’épargnons pas assez tôt

Coucher de soleil à West Bay, Roatán

Pourquoi est-ce que je n’épargne pas assez pour la retraite? Car j’ai un petit faible pour ce genre de paysage, qui ne se trouve pas vraiment à la porte…

Mais pourquoi nous retrouvons-nous dans cette situation?! En raison de priorités, tout simplement. On regarde nos revenus annuels, et l’épargne-retraite ne semble tout simplement pas réaliste.

Il ne faut pas oublier que les pigistes doivent payer et leurs cotisations, et les cotisations employeur au régime des rentes du Québec. Alors, contribuer à un REER (ou tout autre compte d’épargne-retraite) en plus de cela semble une tâche colossale.

Parmi les facteurs qui nous empêchent d’épargner : 

J’ai longtemps fait partie des deux premières catégories. Comme 25% de la main-d’oeuvre flexible, j’attendais de gagner davantage d’argent avant de commencer à cotiser à un régime d’épargne-retraite. Avec mon salaire annuel, j’arrivais à peine à payer toutes mes factures, et je tenais à rembourser mes dettes d’abord et avant tout. La planification du futur allait donc attendre. 

Mais, je dois l’avouer : je fais maintenant partie de la 3e catégorie. Je pourrais épargner plus. Mais je ne le fais pas, car je veux continuer de voyager.

Il va falloir que je me prouve qu’il est possible de faire les deux, même si cela signifie une escapade de moins dans l’année. 

Moi en sandboarding à Port Stephens, Australie

Pourquoi penser au futur, quand je peux aller faire du sandboarding dans les dunes, en Australie?!

Outil à découvrir : le calculateur-retraite TD

J’ai eu un petit choc, en écrivant ce billet. En découvrant le super pratique calculateur-retraite de la TD, qui estime le montant que l’on devrait épargner pour prendre notre retraite avec un revenu nous permettant de continuer le même train de vie, j’ai vu ces résultats : 

Calculateur d'épargne retraite TD

Si j’avais des doutes par rapport à mon épargne-retraite, j’en ai pas mal la confirmation : je risque de faire partie de ceux qui doivent travailler après l’âge de la retraite parce qu’ils n’ont pas accumulé assez d’épargne.

Car même en mettant fin à toutes mes dépenses superflues, j’aurais de la difficulté à mettre de côté plus de 1000$ par mois. Et vivre toute ma vie en me privant dans le but d’avoir une belle retraite ne me semble pas la solution, non plus. 

La solution

J’ai l’impression d’être l’exemple même de « fais ce que je dis, pas ce que je fais », mais la solution est pourtant simple : il faut faire de l’épargne-retraite une de nos priorités, dès le début de la vingtaine. Même si on choisit un parcours professionnel atypique. 

Dès que tu obtiens ton premier contrat, rencontre un conseiller financier. Bien sûr, les dépenses courantes (genre, payer ton loyer tous les mois) devraient passer avant l’épargne-retraite, mais essaie d’avoir un plan de match et de connaître les différentes options qui s’offrent à toi le plus tôt possible.

personne qui regarde les marchés boursiers sur son téléphone

Pourquoi? Tout simplement, car plus tu mets de l’argent dans ton compte d’épargne-retraite tôt, plus il aura le temps de fructifier. Un conseiller financier pourra te conseiller comment investir ton argent, pour qu’il te rapporte le plus de dividendes et d’intérêts d’ici ta retraite. Tu pourrais ainsi épargner moins tous les mois, et quand même avoir plus d’argent au moment de la retraite. 

N’est-ce pas magique?!

Bien sûr, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. J’en suis la preuve vivante. C’est à 30 ans que j’ai réalisé que j’aurais dû y penser plus tôt, et ce n’est pas si simple de changer son train de vie pour penser à nos 70 ans. 

Le plus important est de ne pas partir en peur : peu importe ta situation financière, peu importe ton âge, met ce stress de côté et rencontre un conseiller. Détermine un plan réaliste. Fais un budget. Intéresse-toi à l’investissement. Garde un oeil sur tes placements, au moins une fois par année. 

Et dis-toi que, bien accompagnée, toute cette planification ne devrait pas prendre plus de quelques heures par année. 

Te laissant pleinement le temps de profiter de ta vie actuelle. 

Le secret pour bien gérer ses finances en tant que pigiste? Être organisée!

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Image pour Pinterest : épargne-retraite

Crois-tu que tu devras travailler après l’âge de la retraite? Dis-le-moi dans les commentaires!

Ce billet est commandité par TD. 

Le Groupe Banque TD a demandé à Environics Research Group de réaliser un sondage personnalisé auprès de 1 101 Canadiens âgés de 18 à 54 ans qui s’identifient comme des travailleurs à la demande, des travailleurs qui sont devenus des professionnels sur le tard ou des travailleurs qui changent fréquemment d’emploi. Les réponses ont été recueillies du 16 novembre 2018 au 3 décembre 2018.


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