Il y a quelques années, je me suis promis que je commencerais à contribuer à un REER à 30 ans. Et en décembre, eh bien… j’ai eu 30 ans.

Et je dois avouer que je ne suis toujours pas certaine de ce qu’est réellement un REER, ou par où commencer.

DJe te propose un tour d’horizon pour celles qui, comme moi, ne savent pas trop comment s’y prendre pour s’assurer une belle retraite – et obtenir des crédits d’impôt au passage!

Qu’est-ce qu’un REER?

REER

Bon, commençons par la base. REER signifie régime enregistré d’épargne-retraite.

C’est donc un compte d’épargne dont le but premier est de mettre de l’argent de côté pour la retraite, bien qu’il y ait d’autres avantages.

Il n’y a pas d’âge minimal pour cotiser à un REER, et l’âge maximum est 71 ans. Donc, plus tu commences à épargner jeune, plus les intérêts auront du temps pour fructifier. Tu auras ainsi plus d’argent dans ton compte au moment de la retraite.

Pour connaître le montant maximum que tu peux cotiser, il faut consulter l’avis de cotisation de l’année précédente.

Pour que tes cotisations soient admissibles pour la déclaration de revenus de l’année précédente, elles doivent être faites au maximum dans les 60 premiers jours de l’année actuelle.

Concrètement, ça signifie que tu as jusqu’au mois de mars pour déposer de l’argent dans ton compte REER.

Quel est le lien avec les impôts?

On parle souvent des REER lorsque vient la saison des impôts, parce que les cotisations peuvent être utilisées pour réduire tes dus. En gros, le REER diminue ton revenu imposable, ce qui a une incidence sur le remboursement auquel tu auras droit.

Dans le cas de gens (comme moi) qui paient de l’impôt, ça permet plutôt d’alléger la facture.

Tu peux cotiser à ton REER tout au long de l’année, mais quand vient le temps des impôts, c’est le total qui sera considéré comme une seule cotisation pour l’année d’imposition.

Bref, selon tes préférences et ton budget, tu peux mettre un certain montant de côté tous les mois, ou attendre à la fin de l’année. L’avantage d’attendre est que tu peux épargner en fonction de tes gains de l’année précédente.

De plus, les revenus (intérêts) accumulés grâce au REER sont exempts d’impôts, tant qu’ils restent dans le régime. Cependant, il faut généralement payer de l’impôt lorsque tu retireras ou recevras de l’argent de ton REER.

Et le plus fou, c’est que plusieurs personnes ne profitent pas des avantages fiscaux que permettent les REER : selon un sondage effectué par TurboImpôt, seulement 31% des Canadiens annexent le formulaire de cotisation à un REER à leur déclaration d’impôts. En fait, bien des gens oublient que plusieurs actions prises au cours de l’année (dons, études, garde d’enfants, frais médicaux, etc.) donnent accès à des crédits d’impôt!

Si tu reçois un remboursement après avoir fait tes impôts, tu peux utiliser ce montant pour cotiser à ton REER – c’est comme épargner, sans avoir à faire l’effort d’épargner. C’est ce que 11% de Canadiens feront!

REER et CELI, quelle est la différence?

REER

Un CELI est un compte d’épargne dans lequel tu peux déposer jusqu’à 5500$ par an (quels que soient tes revenus) et où ton capital (incluant les intérêts) fructifie à l’abri de l’impôt. Cependant, l’argent que tu places dans un CELI ne te donne pas accès à des réductions fiscales, comme c’est le cas avec un REER.

L’avantage est que tu peux retirer ton argent et tes gains en tout temps, et ce, sans pénalité, ce qui n’est pas possible avec un REER.

En général, il vaut donc mieux utiliser un CELI pour son épargne à court terme (pour un fonds d’urgence, un projet de voyage ou des rénovations) et un REER pour son épargne à plus long terme.

Ceci étant dit, le REER peut servir à plus court terme, comme pour l’achat d’une maison. En effet, il est possible de retirer jusqu’à 25 000$ d’un REER pour cet achat, mais des conditions s’appliquent.

Ce que tu dois garder en tête lors de ta déclaration de revenus

REER

Même si tu es comme moi et que ne comprends pas trop les rudiments de l’épargne, des actions, des intérêts, des déductions et autres mots comptables, il est important de t’assurer de bien remplir ta déclaration de revenus.

Garde tes factures et papiers tout au long de l’année, aie un fichier comptable où tu notes tes dépenses admissibles à des crédits, consulte un conseiller financier ou un conseiller en planification financière au sujet de tes placements, CELI, REER et autres.

Par où commencer?

calculatrice et argent comptant

Il existe plusieurs façons de cotiser à un REER et un professionnel saura certainement t’aiguiller mieux que moi. Mais, pour commencer, tu peux ouvrir un compte REER chez ta banque, puis y déposer de l’argent. Tout simplement.

Tu peux faire un placement dans un fonds d’investissement, un placement garanti ou ouvrir un compte épargne. En général, plus le rendement anticipé est élevé, plus le placement est risqué.

Aujourd’hui, je réalise que je ne suis pas assez prête pour la retraite. J’ai longtemps repoussé le moment d’y penser, me demandant pourquoi je devais penser à ma retraite dès mes premières années sur le marché du travail.

Je m’en veux de ne pas l’avoir fait plus tôt, mais la réalité est que je ne suis pas seule dans ma situation. En fait, nous sommes de plus en plus nombreux.

Portrait de la situation

J’ai choisi d’être travailleuse autonome assez tôt : je n’ai eu qu’un « vrai » emploi pendant neuf mois, dans toute ma vie. J’ai toujours travaillé à contrat, et depuis plus de cinq ans, je travaille presque exclusivement sur mes propres projets. 

Selon un sondage de la TD, près de six Québécois sur dix (59%) faisant partie de la main-d’oeuvre flexible prévoient qu’ils devront travailler après l’âge de la retraite parce qu’ils n’auront pas accumulé assez d’épargne. J’en fais partie. 

C’est d’ailleurs pourquoi je veux m’intéresser à l’investissement – pour maximiser mon épargne, d’ici mes 65 ans, question de minimiser le fait que j’aie attendu si longtemps avant d’y penser. 

Pourquoi nous n’épargnons pas assez tôt

Coucher de soleil à West Bay, Roatán

Pourquoi est-ce que je n’épargne pas assez pour la retraite? Car j’ai un petit faible pour ce genre de paysage, qui ne se trouve pas vraiment à la porte…

Mais pourquoi nous retrouvons-nous dans cette situation?! En raison de priorités, tout simplement. On regarde nos revenus annuels, et l’épargne-retraite ne semble tout simplement pas réaliste.

Il ne faut pas oublier que les pigistes doivent payer et leurs cotisations, et les cotisations employeur au régime des rentes du Québec. Alors, contribuer à un REER (ou tout autre compte d’épargne-retraite) en plus de cela semble une tâche colossale.

Parmi les facteurs qui nous empêchent d’épargner : 

J’ai longtemps fait partie des deux premières catégories. Comme 25% de la main-d’oeuvre flexible, j’attendais de gagner davantage d’argent avant de commencer à cotiser à un régime d’épargne-retraite.

Avec mon salaire annuel, j’arrivais à peine à payer toutes mes factures, et je tenais à rembourser mes dettes d’abord et avant tout. La planification du futur allait donc attendre. 

Mais, je dois l’avouer : je fais maintenant partie de la 3e catégorie. Je pourrais épargner plus. Mais je ne le fais pas, car je veux continuer de voyager.

Il va falloir que je me prouve qu’il est possible de faire les deux, même si cela signifie une escapade de moins dans l’année. 

La solution

Moi en sandboarding à Port Stephens, Australie

Pourquoi penser au futur, quand je peux aller faire du sandboarding dans les dunes, en Australie?!

J’ai l’impression d’être l’exemple même de « fais ce que je dis, pas ce que je fais », mais la solution est pourtant simple : tu dois faire de l’épargne-retraite une de nos priorités, dès le début de la vingtaine. Même si on choisit un parcours professionnel atypique. 

Dès que tu obtiens ton premier contrat, rencontre une conseillère financière. Bien sûr, les dépenses courantes (genre, payer ton loyer tous les mois) devraient passer avant l’épargne-retraite, mais essaie d’avoir un plan de match et de connaître les différentes options qui s’offrent à toi le plus tôt possible.

Pourquoi? Tout simplement, car plus tu mets de l’argent dans ton compte d’épargne-retraite tôt, plus il aura le temps de fructifier.

Une conseillère financièe pourra te conseiller comment investir ton argent, pour qu’il te rapporte le plus de dividendes et d’intérêts d’ici ta retraite. Tu pourrais ainsi épargner moins tous les mois, et quand même avoir plus d’argent au moment de la retraite. 

N’est-ce pas magique?!

Bien sûr, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire. J’en suis la preuve vivante. C’est à 30 ans que j’ai réalisé que j’aurais dû y penser plus tôt, et ce n’est pas si simple de changer son train de vie pour penser à nos 70 ans. 

Le plus important est de ne pas partir en peur : peu importe ta situation financière, peu importe ton âge, met ce stress de côté et rencontre un conseiller. Détermine un plan réaliste. Fais un budget. Intéresse-toi à l’investissement. Garde un oeil sur tes placements, au moins une fois par année. 

Et dis-toi que, bien accompagnée, toute cette planification ne devrait pas prendre plus de quelques heures par année. 

Te laissant pleinement le temps de profiter de ta vie actuelle. 

J’espère que ces trucs t’aideront à comprendre un peu mieux les REER – en tout cas, faire la recherche pour ce billet m’a grandement aidée! Je te rappelle cependant que je ne suis pas une experte en impôts, fiscalité et comptabilité et qu’en cas de doute, il est mieux de consulter un professionnel.

Tu es travailleuse autonome? Mon billet sur la gestion de ses impôts en tant que travailleuse autonome pourrait sans doute t’être utile!

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REER

Quand as-tu commencé à contribuer à un REER? Dis-le-moi dans les commentaires!

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