Être blogueuse est désormais un vrai métier. Mais, comme pour toute entreprise, ça prend habituellement du temps avant de devenir rentable.

Au départ, il faut se concentrer sur la création de contenu de qualité, puis s’assurer de son rayonnement. Une fois que notre blogue obtient un certain succès, alors il devient possible d’en tirer des profits.

Oui, il est possible de vivre d’un blogue au Québec (et il n’y a rien de mal à bloguer dans le but de gagner sa vie), mais non, la plupart des blogueuses que tu lis n’en vivent pas.

Aujourd’hui, je te propose des trucs de base qui seront importants à mettre en pratique dès le lancement de ton blogue et qui t’aideront à en vivre éventuellement. 

1. Antidote est ton meilleur ami

Première chose : si tu n’as pas encore Antidote, sors ta carte de crédit et achète ce logiciel tout de suite.

Non, Antidote n’est pas parfait (et il faut une certaine connaissance de la langue française pour l’utiliser, car il propose parfois d’AJOUTER des erreurs à notre texte), mais rien n’est plus difficile que se corriger, alors Antidote peut jouer le rôle d’un oeil externe et aider à trouver des phrases où il manque des mots, ou une faute que tu n’as pas remarquée. 

Perso, je sais qu’il y a certains mots que je suis juste incapable d’écrire. Je ne sais pas pourquoi. Un petit tour dans Antidote fait que mon texte n’est pas totalement bourré de fautes. Il en reste parfois, mais un peu moins 😉

Mots difficiles à écrire sur Antidote

Un bon français est essentiel pour avoir du succès comme blogueuse. Cela ne signifie pas que tu dois avoir un niveau de langue soutenu (God knows que j’utilise des expressions parlées et des anglicismes à la tonne!), mais au moins, ça permet de limiter les fautes d’inattention!

2. Google Analytics peut devenir une source de stress

Depuis quelques mois, les statistiques de mon blogue sont en hausse constante. À vrai dire, j’avais bon espoir d’atteindre 100 000 pages vues ce mois-ci, ce qui est un milestone pas mal important, surtout dans un petit marché comme le Québec.

Puis, soudainement, mon trafic provenant de Google a chuté. Mes billets qui obtenaient le plus de clics, Voyager avec WOW Air : ce qu’il faut savoirVisiter l’Islande en avril et 20+ idées cadeaux à moins de 30$ sont soudainement beaucoup moins populaires qu’avant, pour des raisons évidentes : la compagnie a fait faillite, il commence à être un peu tard pour planifier son voyage et Noël est loin derrière nous. 

Capture d'écran de Google Analytics

Je sais que mes statistiques vont se rééquilibrer au cours des prochains mois, quand d’autres billets vont prendre le relai des billets les plus lus, mais pour l’instant, cela signifie que le mois d’avril risque d’être le moins achalandé depuis octobre ou novembre dernier.

Dans des situations comme celle-là, Google Analytics peut devenir une source de stress et il est facile de regarder ses stats 1000 fois par jour en espérant un petit miracle. Surtout la page « Données en temps réel ». Plus facile à dire qu’à faire, mais essaie de ne pas trop y porter attention, surtout au début!

3. Le branding est très important

Créer un blogue devrait partir d’un désir de partager. Cependant, il est maintenant impossible de ne pas penser au branding, surtout si tu veux que ton blogue devienne ton gagne-pain! 

J’ai écrit un ebook donnant des dizaines et des dizaines de trucs auxquels penser avant de créer ton blogue, ou à tes débuts. Pour la plupart, il s’agit de choses que j’ai faites tout croche, et je veux donc t’aider à ne pas faire ces erreurs. Tu peux en apprendre plus dans ce billet

avantage abonnement

 

Dès le lancement de ton blogue, tu dois penser à une identité visuelle, tu dois choisir ton thème (plus d’info à ce sujet plus bas), créer un logo, penser au type de site que tu veux avoir.

Puisque j’ai appris à bloguer sur le tas, mes premiers billets vont dans tous les sens, et je dois maintenant retourner en arrière pour faire des ajustements, car quelqu’un qui tomberait par hasard sur un billet écrit en 2014 ne comprendrait sûrement pas où je veux m’en aller avec ce site.

Maintenant, je sais exactement pour qui j’écris, je sais la voix que je veux avoir, le style de phrase qui me représente. J’utilise un langage parlé, je conjugue tout au féminin et je mets du rose partout. À mes débuts, je voulais tellement plaire à tout le monde que je n’avais pas d’identité! Dès que celle-ci est devenue claire, j’ai commencé à obtenir plus de trafic…

4. Un bon thème peut faire toute la différence

Mon site est bâti sur WordPress, avec le thème Camille de Creanncy. J’adore le look de ce thème et les modifications que le programmeur que j’ai engagé, Guy, a faites l’ont rendu unique et totalement à mon image. 

Capture d'écran blogue Béatrice

Mon blogue!

Cependant, ce n’est pas le meilleur thème côté vitesse. Il n’est pas mauvais, mais disons qu’il pourrait être mieux. Qu’est-ce que ça signifie, concrètement? Un site lent peut décourager les visiteurs, qui n’attendront pas que la page load, et iront plutôt chercher l’information ailleurs. Google peut également pénaliser les sites qui prennent trop de temps pour se télécharger. 

Bien sûr, d’autres facteurs peuvent avoir un impact sur la rapidité d’un site, comme l’hébergement et le nombre de plugins utilisés, mais le thème est vraiment la base. 

Avant de choisir le tien, assure-toi de lire les commentaires des utilisateurs, de noter le nombre de téléchargements et de voir quand a été faite la dernière mise à jour. Tu peux aussi envoyer des questions au service à la clientèle, pour connaître leur degré de réactivité si tu avais un problème plus tard!

5. Un billet n’est jamais totalement fini

ordinateur et cahier de notes

Écrire sur Internet, c’est un peu fabuleux, car tu peux retourner en arrière et corriger tes fautes autant de fois que nécessaire. 

J’en ai parlé plus haut, je suis présentement en train de donner un peu d’amour aux quelque 400 billets que j’ai écrits avant de bien comprendre où je voulais m’en aller avec ce projet. Ce n’est pas une mince tâche. 

Tout ceci étant dit… des fois, il faut se lancer et cliquer « Publier », même si tu pourrais fignoler le billet encore longtemps. C’est un peu pourquoi je me suis donné des deadlines, pour le blogue : je publie le mardi et jeudi à 13h. Je pourrais avoir une plus grande liberté, vu la nature même d’un blogue, mais de cette façon, je me force à lâcher prise à un certain moment donné. 

S’il y a une erreur, si j’ai un meilleur flash, si je dois corriger quelque chose, je pourrai retourner le faire. Mais au moins, j’ai cliqué « Publier ». 

6. Tu ne peux pas toujours compter sur les médias sociaux

Il y a quelques années, les médias sociaux représentaient plus de 60% de mon trafic. Facebook représentait la grande majorité de celui-ci.

Maintenant? Les médias sociaux ne m’apportent que 15 à 20% de mon trafic. Les algorithmes ont changé, et il faut maintenant payer pour être vue. Plutôt que chialer (et donner tout mon cash à Facebook), je me suis r’virée de bord et j’ai changé de stratégie. Maintenant, mon trafic provient de Google. J’écris des billets optimisés pour le SEO, qui répondent aux questions que les gens me posent. 

Capture d'écran Facebook

Une belle page Facebook, mais qui n’apporte pas tant de trafic que ça!

Je travaille aussi de plus en plus sur mon infolettre. En plus de mon infolettre mensuelle, où je partage tous les billets publiés au cours du mois ainsi que quelques nouvelles, j’envoie maintenant une infolettre thématique, en lien avec le moment de l’année, et des infolettres automatiques. C’est-à-dire que, peu importe le moment où tu t’abonnes, tu recevras tous ces courriels dans le même ordre, à raison d’une fois par mois. Selon le mois, ça donne donc 2 à 3 courriels, pour être présente dans la tête de mes lectrices sans devenir agressante.

Bâtir une liste courriel prend du temps – à titre informatif, la mienne a présentement un peu plus de 3000 noms, contrairement à ma page Facebook, qui compte 20 000 abonnées. Mais le taux d’ouverture de mes courriels est de près de 50%, alors que je suis chanceuse si 2000 personnes voient ma publication sur Facebook. Bref, à environ 4000 abonnées courriel, mon reach sera pratiquement le même, avec pourtant plus de la moitié moins d’abonnées!

L’autre avantage de l’infolettre? La liste m’appartient. Si la compagnie que j’utilise cesse de fonctionner, je peux télécharger ma liste et l’emmener ailleurs. Si Facebook ferme, je perds tous les progrès que j’y ai faits!

7. Tu devrais avoir un bon programmeur / webmaster 

Peu de gens créent un blogue par amour de la partie technique de la patente. La plupart d’entre nous veulent écrire, partager, et la programmation est quelque chose qu’il faut gérer un peu malgré nous.

Ça vaut la peine d’avoir quelqu’un on call qui peut t’aider et te dépanner, pour réduire le stress lié à tout ça. Ton hébergeur devrait pouvoir répondre à certaines de questions, mais il ne peut pas tout faire. Perso, c’est une des raisons pour lesquelles je préfère maintenant faire affaire avec des compagnies québécoises, car au moins, je n’ai pas la barrière de la langue si je dois écrire une question au sujet de quelque chose que je comprends plus ou moins. 

personne qui travaille à l'ordi

Commence donc par vérifier avec ton hébergeur si le problème peut être fixé de son bord, puis, si ce n’est pas le cas, contacte un(e) programmeur(euse). Idéalement, tu devrais le plus souvent faire affaire avec la même personne, en qui tu as confiance. Perso, j’ai acheté une banque d’heure chez Valérie Provost, donc je lui envoie un petit courriel quand j’ai besoin d’aide, et j’ai prépayé le tout, donc ça se règle facilement et rapidement. 

Assure-toi aussi de faire des backups fréquents de ton contenu, tu ne voudrais pas perdre tout ton beau travail!

8. L’organisation est essentielle

Dans la vie, je crois que l’une de mes plus grandes forces est l’organisation. Et cela m’a TELLEMENT aidé dans mon travail de blogueuse! Si tu es d’un naturel un peu plus désorganisé, il existe des outils pour t’aider à ne pas oublier une seule étape avant de publier un billet. 

Je propose d’ailleurs un kit d’outils sur la boutique! Il est offert seul, ou en bundle avec le ebook mentionné plus haut. Tu peux en apprendre plus dans ce billet

Voici ce qu’il contient : 

  • Un calendrier éditorial annuel à imprimer (PDF)
  • Des instructions, conseils et liens afin de créer un calendrier éditorial optimal (PDF)
  • Une checklist pour écrire, optimiser et partager ses billets (fichier Excel)
  • Des instructions pour la checklist d’optimisation
  • Un document pour t’aider à noter les statistiques importantes à connaître au sujet de ton blogue (fichier Excel)
 
 
 
 

Le calendrier éditorial, c’est la base de toute publication. Quand on commence à bloguer, on n’y pense pas vraiment, et c’est normal. On a seulement envie de partager nos coups de coeur avec nos lectrices. Mais plus tu vas avancer, plus tu vas remarquer son utilité, surtout pour placer tes idées. 

9. Tu devras devenir maitre de Photoshop

Image pour billets reliés : quoi faire à Las Vegas

Le genre d’image que je crée pour tous mes billets!

Perso, j’utilise Photoshop (j’ai un abonnement Adobe Creative Cloud), mais j’ai longtemps utilisé Photoshop Elements, la version un peu plus de base. Il existe aussi des outils gratuits comme Canva.

L’important à te rappeler est que les images que tu publies doivent être optimisées pour le web. Ceci signifie de les enregistrer dans un format spécifique (dans Photoshop, il y a une option qui se nomme tout simplement « Enregistrer pour le web »). Les images devraient peser 200kb maximum, afin de réduire le temps de chargement de ton site (dont on a parlé tout à l’heure).

Si tu veux ajouter du texte sur ton image (par exemple, pour faire une image pour Pinterest), tu peux utiliser un outil comme Wordmark.it, qui te permet de voir le texte que tu veux écrire avec les différentes polices installées sur ton ordinateur. Ça permet de sauver bien du temps!

Psst! Assure-toi d’utiliser uniquement des images libres de droits ou des photos que tu as prises. Une image trouvée sur Internet n’est PAS une image gratuite. Parmi les sites que je préfère, il y a Pixabay, Unsplash et Burst

10. La stratégie est (heureusement ou malheureusement) très importante

Comme tu l’auras compris, si tu veux que ton blogue soit lu, tu n’auras pas le choix d’utiliser d’un peu de stratégie. Ça vaut la peine d’y penser dès le lancement de ton blogue, pour ne pas avoir à faire du rattrapage plus tard. 

J’ai créé une petite feuille d’exercices gratuite pour t’aider au départ, pour ne pas être trop overwhelmed par toutes les choses auxquelles tu dois penser. Tu peux la retrouver ici

J’espère que tout ça t’aidera! Ça peut sembler compliqué vite de même, mais bloguer, c’est aussi vraiment le fun!

Pour en savoir plus sur le blogging, consulte mes billets nouvellement mis à jour Comment créer un blogue au Québec et Donc, tu veux devenir blogueuse?

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Image pour Pinterest : créer un blogue

Si tu as un blogue, qu’est-ce qui t’a le plus surpris à tes débuts? Dis-le-moi dans les commentaires!


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