J’ai longtemps pensé que puisque le mode de vie 9 à 5 n’était pas pour moi, la routine en général ne l’était pas non plus.

J’avais tort.

J’ai besoin d’une routine. C’est mon arme numéro un contre mon anxiété. 

Nous vivons dans une période très étrange, et je réalise que j’ai de la « chance », d’une certaine façon, car ma routine n’est pas vraiment bousculée par tout ce qui se passe. Je travaille seule à la maison depuis des années. Je m’entraine sans gym depuis près de deux ans. Je déteste l’épicerie la plus près de chez moi avec une passion malsaine, donc ça fait des années que je tente de l’éviter en achetant en gros ailleurs. 

Cela ne veut pas dire que mon anxiété n’est pas augmentée par la crise. Je suis non seulement anxieuse, mais aussi hypocondriaque. Je souffre également d’anxiété de performance et vouloir conserver une « vie normale » malgré tout m’a donné des reflux gastriques (ce n’est pas la première fois). 

Voici un aperçu de ma vie quotidienne et des explications sur comment chaque choix m’aide à gérer mon anxiété. J’espère que cela t’inspirera à trouver une routine qui correspond à TES besoins (qui pourrait être très différente de la mienne!).

Moi qui marche

Lors d’une de mes nombreuses marches

Première étape : accepter ses limitations

Avant de se lancer dans une nouvelle routine, je crois qu’il est important d’accepter ses limitations, quelles qu’elles soient. Ça a été mon (dur) constat lorsque je me suis rendu malade à force de tout vouloir améliorer en même temps, en 2017-2018.

Développer une routine ne signifie pas tout changer de A à Z. Ça signifie, selon moi, essayer d’identifier les comportements qui nous aident à être bien (personnellement et professionnellement) et s’appuyer là-dessus. 

Lorsque la crise a commencé, je me suis dit « bah, je travaille déjà à la maison, ça ne changera rien! » et j’ai continué à mettre autant de tâches sur ma liste tous les jours. Mais j’ai vite réalisé que ma concentration n’y était plus. Je n’arrivais plus à lire le soir, non plus. Et c’est correct. Il faut accepter cela, surtout lors de périodes difficiles.

Sinon on tombe dans l’anxiété de performance, une toute autre paire de manches…

Comment je gère ma routine hebdomadaire

Agenda et cahier de notes

Premièrement, je dois mentionner que je suis une adepte du papier et crayon. J’ai un agenda papier que je ne remplacerai jamais par un agenda numérique. J’ai aussi un cahier où je note mes to-do hebdomadaires et quotidiennes. Ça peut sembler too much, mais c’est un système développé au fil des années qui fonctionne vraiment pour moi. 

Tous les vendredis, je regarde mon agenda pour les deux semaines suivantes, pour voir si j’ai des rendez-vous ou autres dates importantes à garder en tête (par exemple un congé férié, concept abstrait pour les pigistes!). 

Dans mon cahier de notes, j’indique « Semaine du X au X ». Sur la page de gauche, je note toutes les dates importantes de la semaine prochaine et à droite, celles de la semaine suivante et d’autres dates à ne pas oublier.

Horaire hebdomadaire dans cahier de notes

Par exemple, à gauche, en haut :

  • Mardi 14h : deadline article ABC
  • Samedi 10h : live exclusif pour abonnées

À droite, au milieu de la page : 

  • 21 avril 12h : article XYZ à remettre
  • 24 avril : congé férié (faire tous mes suivis la veille)

Puis, sur la page de gauche, je note toutes les autres tâches que je dois accomplir au cours de la semaine. J’y ajoute des trucs personnels si je sens que le rappel est nécessaire. 

En haut sur la page de droite, je note des choses que je ne veux pas oublier, mais qui sont zéro urgentes (par exemple, en ce moment, c’est indiqué « avancer scrapbook, acheter encre, suivi Halifax »). 

Ça peut sembler banal comme façon de fonctionner, mais j’ai développé ce système après m’être énormément renseigné sur les méthodes optimales de productivité. Mon système est inspiré du Priority Quadrant, mais je l’ai adapté à ma réalité. 

Pour trouver un système qui fonctionne, je crois qu’il est important de se renseigner sur les méthodes optimales, de les essayer et de prendre ce qui fonctionne pour créer notre propre façon de faire. 

Routine quotidienne

Horaire quotidien dans cahier de notes

À chaque fin de journée, je prévois la suivante. Ceci est un point très important, qui vient aussi de mes recherches sur la productivité. Je ne fais jamais ma to-do le jour même, toujours la veille. Comme ça, quand je me lève le matin, je sais déjà ce que je dois accomplir. 

J’ai un système de formes qui me permet d’identifier la nature de la tâche que j’indique :

  • Rond : personnel
  • Carré : professionnel
  • Triangle : développement personnel

J’essaie de me limiter à cinq tâches professionnelles (ces jours-ci, c’est beaucoup moins) par jour, à moins que celles-ci soient vraiment minuscules (par exemple, changer la date sur un billet mis à jour). 

Bref, tous les soirs, je regarde ma liste de tâches à accomplir au cours de la semaine et je choisis à quoi ressemblera la journée suivante. Puisque la météo m’affecte énormément, j’ai appris à prévoir moins de tâches quand il pleut/neige et planifier marcher ou courir lorsque la température coopère. 

Je sais aussi maintenant que je suis beaucoup plus productive le lundi après deux jours de congé, que je suis incapable d’effectuer des tâches qui demandent une pensée critique le vendredi après-midi et que si j’ai un rendez-vous à l’extérieur, ça peut me prendre une heure ou deux (ou plus) pour me remettre dans la « zone » à mon retour, donc je dois prévoir mon horaire en conséquence. 

À quoi ressemblent mes journées

Espace bureau

Mon bureau, avec ma lampe de luminothérapie à droite

Tout ça c’est beau, mais est-ce que j’y arrive réellement? Il y a des bonnes comme des mauvaises journées, je dirais. Mais je crois que je suis ce système depuis assez longtemps pour pouvoir prévoir mon humeur du lendemain adéquatement et m’ajuster en conséquence. 

J’ai aussi réalisé que, malgré que je crois être une personne couche-tard, lève-tard, je suis beaucoup plus productive si je me couche relativement tôt et je me lève avant 8h. 

Alors, mes journées ressemblent à peu près à cela, du lundi au vendredi :

  • Entre 7h et 8h : réveil (avec alarme ou non)
  • Première chose que je fais : 5 minutes de respirations profondes avec l’app RespiRelax+
  • Deuxième chose : je fais mon lit (j’explique pourquoi plus bas)
  • Troisième chose : je bois un grand verre d’eau froide 
  • Quatrième chose : j’accomplis une tâche ménagère (99% du temps, c’est en lien avec la vaisselle)
  • Cinquième chose : je prépare mon déjeuner (qui doit contenir une bonne portion de protéines)
  • Sixième chose : je déjeune en faisant 30 minutes de luminothérapie, en regardant des vidéos ou lisant des articles sur le développement personnel, le web, le marketing et autres sujets connexes
  • Septième chose : je fais une ou deux tâche(s) en lien avec les médias sociaux ou mon site web 

Ceci me mène généralement à environ 9h30-10h. Je commence ensuite à travailler, si je n’ai pas de rendez-vous à l’extérieur. Vers 11h, je prends ma douche, je m’habille, je fais une série d’étirements d’une trentaine de minutes et je dîne. La préparation de mon dîner doit prendre maximum 15 minutes. En dînant, je fais le tour des groupes professionnels Facebook dont je suis membre. 

En après-midi, je recommence la même chose et je prends une autre demi-heure à heure pour bouger, que ce soit du yoga, de la marche, de la course ou un mix de tout ça. Je fais aussi une leçon d’espagnol sur Babbel par jour (environ 15 minutes). Je continue généralement jusqu’à 18h, 18h30.

Je vise un maximum de 30 minutes de préparation pour le souper. Je mange en regardant la télé (I wish that was different, mais bon, j’habite seule, c’est ça que ça donne).

Tout au long de la journée, je m’assure de boire au minimum deux litres d’eau. J’ai une cruche au frigo pour m’aider, j’essaie de la vider tous les jours. 

Je soupe entre 18h30 et 19h, puis, je RELAXE. En soirée, je m’impose un break de job et de trucs sérieux (incluant les nouvelles). J’essaie de ne même pas répondre sur les médias sociaux. Je regarde la télé, je lis, je marche parfois, j’assume la relaxation totale et non productive. 

Mon salon

Vers 21h-21h30, je me mets en pyjama, je tamise les lumières et je commence à m’enduire la face de toutes les crèmes. J’essaie de faire cinq minutes de respiration alternée, mais je n’y pense pas toujours.

À 22h, j’essaie de fermer toute la technologie, mais si mon anxiété est trop élevée, je fais une séance de relaxation sur Calm ou la séance #8 de HOME avec Yoga with Adriene.

Je m’installe au lit, je me fais un court automassage (une ou deux minutes) avec l’huile réconfort boréal de Feuille de lune, j’écris trois choses pour lesquelles j’ai de la gratitude dans un cahier et si ma concentration le permet, je lis. 

Si mon cerveau spin (ce qui est le cas la majorité du temps), je mets une Sleep Story sur Calm. Il y a quelque chose dans le fait de se faire raconter une histoire avec une chaude voix masculine anglaise qui détend en titi. Même adulte. Mon pref, c’est Alan Sklar. 

J’essaie de ne pas regarder l’heure à laquelle je me couche ou je m’endors pour ne pas me mettre de pression d’avoir mes huit heures de sommeil. 

L’importance des congés

Un truc qu’il est très important de comprendre, je crois, que tu travailles pour toi-même ou pour une compagnie, c’est qu’il est impossible d’être productive 100% du temps. Il FAUT prendre des pauses et des congés. 

Je suis plus productive le lundi que toute autre journée. Mon cerveau est reposé après deux jours sans penser au travail (… ou pas trop y penser). Quand je travaille sept jours sur sept, ou quand je travaille tard en soirée, je finis par accomplir moins de choses. Plus d’heures de travail, moins de résultats. Il n’y a pas grand-chose de gagnant là-dedans!

The 4-hour workweek

Quand j’ai lu le livre The 4-Hour Workweek, j’ai réalisé que ça avait bien du sens, au final. Le livre a beaucoup de défauts, mais tous les exemples donnés par Tim Ferris pour expliquer comment il était plus productif en quatre heures que lorsqu’il travaillait à temps plein m’ont convaincu. Je pense que c’est pourquoi je n’adhère pas au 9 à 5. La productivité ne peut pas être contrôlée aussi facilement. 

En limitant notre travail aux moments où on est le plus productive, on peut en fait accomplir plus de choses. J’ai confirmé cette théorie au Nicaragua, où j’ai accompli presque autant de choses qu’à l’habitude en travaillant maximum 2h par jour

Je ne prétendrai pas que c’est magique, mais ça aide! 

Lorsque tu ne travailles pas, lorsque tu prends des pauses de travail, profites-en pour faire des choses que tu aimes réellement. J’adore cuisiner et prendre de longues marches, la fin de semaine. J’en profite, lorsque j’ai le temps, pour faire du meal prep, ce qui me permet de réduire mon temps de préparation de repas la semaine et m’enlever un stress tout en ayant une meilleure alimentation. Je regarde des films hyper quétaines qui permettent à mon cerveau de se mettre à « off » complètement. 

Ce que je fais la fin de semaine

Toutes les semaines, peu importe les circonstances, je m’assure d’avoir au moins une journée de congé total et absolu. La majorité du temps, je prends congé les samedis et dimanches. Mon objectif au cours des prochains mois est de réduire ma semaine de travail à quatre jours (mais ça fait des années que je dis ça sans y arriver). 

J’ai une routine tout aussi précise la fin de semaine. Le samedi matin, je vais chercher une chocolatine au Bar à beurre, près de chez moi. L’été, je vais au Marché des Éclusiers. Je prends ensuite la journée très relaxe. Parfois, je complète mes achats à l’épicerie ou au Marché Jean-Talon, mais j’essaie de limiter mes sorties. Je fais souvent des marches dans mon quartier, j’essaie aussi de faire une séance de sports.

En soirée, je regarde souvent un mauvais film!

Menu de la semaine

Le dimanche, c’est ma journée spa maison / cuisine / ménage. Je me lave les cheveux (oui, une seule fois par semaine), je m’exfolie le visage, je fais un masque. Ensuite, je fais mon menu de la semaine en me basant sur mes achats et ce que j’ai déjà chez moi. Je l’indique sur le tableau dans ma cuisine et je prépare quelques éléments, ce qui m’enlève un gros stress la semaine! 

Je n’ai pas toujours le temps de cuisiner beaucoup de choses, c’est à ce moment que j’en profite pour planifier manger plusieurs plats préparés qui sont déjà dans mon congélateur

Mon dimanche est souvent bien rempli, je ne remarque même pas le temps passer! En soirée, je regarde souvent la télé avant de lire et me coucher le plus tôt possible pour entamer la semaine suivante du bon pied. 

Choses sur lesquelles je travaille

Je lis ce que j’ai écrit et je trouve que j’ai donc l’air d’avoir une belle vie simple. Ce n’est pas le cas.

Ma routine n’est pas parfaite et je ne la respecte pas tous les jours. Je suis facilement déconcentrée par les médias sociaux et mes courriels. Le plus difficile (mais le plus important) quand je m’égare, c’est de ne pas dire « oh well, je ne fais plus rien de la journée/semaine, c’est perdu anyway« , mais plutôt de me remotiver. 

Cellulaire sur une table

J’écris ce billet le lundi 13 avril. Quand j’ai commencé à écrire, tout sortait tellement naturellement, tellement vite, que je ne voulais pas couper cet élan de productivité. Résultat? Il est midi et je suis encore en pyjama, je n’ai pas fait mes étirements matinaux. Ce n’est pas ma routine optimale, mais il aurait été niaiseux d’arrêter de travail quand ça allait bien juste parce que ce n’est pas ce qui est écrit dans mon cahier!

Il faut trouver le juste milieu. Comprendre ce qui aide. 

J’ai réalisé que puisque je suis dans mon appartement 98% du temps, je dois garder un environnement propre. Donc, j’ai même commencé à faire mon lit il y a quelques années, même si je n’ai jamais compris à quoi ça servait. Ça fait propre. Ça fait du bien. 

Lit

Mes pieds sur un tapis de yoga

Même si je ne suis pas la plus grande fan de sports, j’ai réalisé que le mouvement était très important dans ma vie. Donc, je bouge au minimum une heure par jour. Quand je mets une playlist, s’il y a une chanson qui me fait du bien, je m’improvise une piste de danse et je m’amuse comme si personne ne regardait (parce que, honnêtement, il n’y a personne pour regarder, haha!). 

Un truc dont j’ai entendu parler et que je me promets de mettre en place depuis des mois (sans faire le moindre effort pour le faire), c’est de faire un tour du bloc matin et soir, entre les moments « personnels » et « professionnels », pour signifier à mon cerveau le break nécessaire entre les deux, comme se rendre au boulot/revenir à la maison. Je vais vraiment devoir essayer un moment donné, car j’aime beaucoup l’idée. 

Alors voilà. Voici à quoi ressemblent mes journées, la majorité du temps, la majorité de l’année. Un mix de personnel et de professionnel que j’ai dosé selon mes besoins et ma réalité de célibataire pigiste sans enfant. Ta routine n’a pas à ressembler à la mienne. L’idée est simplement d’identifier les patterns d’anxiété et de stress et de trouver des moyens pour les réduire.

La seule chose que tu devrais absolument adopter? LES CONGÉS. N’aie pas peur de te poser, peu importe ce que ça signifie pour toi. Joue à des jeux vidéos, regarde la télé, lis, cours, cuisine, fais du social – peu importe ce qui te fait plaisir. Les congés ne sont pas uniquement pour les tâches. C’est plus facile à dire qu’à faire, je sais. Mais ça fait toute la différence. 

Tu aimerais changer certaines de tes habitudes? Dans ce billet, je te donne des trucs pour créer des changements durables dans ta vie!

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Image pour Pinterest : routine pour anxiété

Est-ce que tu as une routine quotidienne? Est-ce que ça t’aide à gérer ton anxiété? Dis-le-moi dans les commentaires!


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