J’avais déjà prévu faire ce billet, puis, la nouvelle de la faillite de Savoura a fait les manchettes. Donc je l’ai bumpé dans mes priorités, et le voici.

Je mange local, peu importe le prix. Mais ce n’est pas « peu importe le prix », en fait. Manger local ne coûte pas plus cher. Manger local coûte même souvent moins cher. Même des produits « du terroir » peuvent être accessibles!

C’est bon pour la planète, car ça signifie moins de pollution par le transport. C’est bon pour notre économie. C’est bon pour notre santé. C’est bon au goût aussi, soyons honnêtes.

Tout le monde gagne à manger local.

Manger local, sans dépenser plus, et sans efforts

Vous le savez, je suis vraiment l’économe la plus lâche au monde. Je veux économiser, surtout à l’épicerie, mais il n’est pas question de faire du couponing, de me promener d’épicerie en épicerie, de me compliquer la vie.

Économiser doit être simple.

Et la meilleure façon d’économiser, c’est d’acheter local et en saison. L’été, c’est facile. On visite les marchés, on achète tous tous tous les produits du Québec à mini-prix. En plus, c’est le fun, aller au marché, discuter avec les producteurs, en apprendre plus sur certains produits qu’on connait moins. C’est plus long peut-être, mais ça n’a pas à être une corvée.

manger local

L’automne, ça va bien aussi. Les légumes de terre sont en saison, ne coûtent pratiquement rien, et durent longtemps. C’est le moment de faire le plein de patates, carottes, oignons, betteraves, ail, etc.

L’hiver, c’est le festival des congélations! Achetez local lorsque vous trouvez des produits en spécial (hint: ça arrive vraiment fréquemment), puis préparez des plats réconfortants, qui seront facilement accessibles en tout temps.

Même sans spéciaux, il est possible de faire des petits miracles quand on planifie un peu et/ou on a de bons aliments dans le frigo/congélo. Par exemple, récemment, j’avais une RAGE de pâté au poulet. J’ai acheté une poitrine de poulet d’une ferme de St-Henri chez le boucher (8$, oui, oui!), puis, j’ai utilisé plein d’autres aliments pas cher que j’avais déjà à la maison : carottes et poireaux du Québec, mais surgelé, petits pois, ail… J’ai ensuite fait une sauce blanche avec beurre, farine, lait et un peu de fromage du Québec. J’ai aussi fait la pâte moi-même, une première beaucoup plus simple que je l’avais imaginée! Résultat : 10 giga portions de pâté au poulet, pour moins cher que le pâté surgelé vendu en épicerie, et moins de 30 minutes de travail. #WINNING

manger local

Ça + 2 portions individuelles = beaucoup de pâté au poulet omnomnom

Changer vos habitudes

Prenez une seconde pour regarder d’où proviennent les aliments que vous achetez. Ça va rapidement devenir une habitude. Comparez les prix, vous verrez que ça ne coûte pas plus cher!

Ayez un peu d’imagination… et si vous en avez pas, consultez des sites de recettes! Il y a en 3 millions, il doit bien en avoir une qui vous inspirera!

manger local

Achetez les meilleurs produits que votre budget permet, quand ça vaut la peine. Achetez vos cannages et légumineuses et riz et pâtes et autres en spécial. Il y a TELLEMENT d’aliments et articles pour la maison qui reviennent constamment en promotion, si vous faites simplement l’effort d’acheter ces produits-là au bon moment, vous aurez beaucoup plus de place dans votre budget pour les aliments « plus chers ».

Changer ses habitudes requiert peut-être un peu d’efforts au début, mais, comme ça le dit, ça devient rapidement une habitude. Et ça ne prend pas plus de temps. Et ça ne requiert pas de travail, car personne n’a envie de penser à son épicerie matin, midi et soir, regarder les circulaires sans fin, aller dans mille et une épiceries ou aller chercher des « imbattables », preuve à l’appui nécessaire, pour épargner 32 cents.