La nouvelle a été relayée par pas mal tous les médias au cours des dernières semaines : le panier d’épicerie d’une famille moyenne va augmenter de 350$ en 2016. 350$! Ce n’est pas rien. Et les salaires n’augmenteront pas pour compenser… Bref, une hausse qui pourrait faire mal, surtout si notre budget est déjà serré.

MAIS! Je suis toujours là pour veiller sur toi. (LOL)

Voici donc 15 astuces pour t’aider à survivre à l’augmentation du prix du panier d’épicerie.

Et, non, ça n’implique pas d’utiliser le couponing.

facture et épicerie

1. Utiliser la liste d’épicerie hebdomadaire

Pourquoi ne pas commencer par un peu d’autopromo, hein?

J’ai créé cette liste d’épicerie hebdomadaire afin de t’aider à mieux faire l’épicerie, car mal faire l’épicerie est la principale raison pour laquelle on dépense trop (et c’est aussi pourquoi on finit par perdre des aliments).

Autant que possible, il faut limiter nos visites à l’épicerie à une par semaine. En y allant tous les jours, on dépense plus ET on perd du temps. Il faut prioriser ce qui est en promotion, en saison, et local. Et il faut savoir ce qu’on prévoit faire avec ces aliments!

Non, ça ne signifie pas savoir que tu vas manger un sandwich aux oeufs (un oeuf, une cuillère à table de mayo, un oignon vert, une demi-cuillère à thé de poudre d’oignon et une pincée de poivre sur deux tranches de pain brun) avec deux branches de céleri, 250ml de V8, 16 raisins et 15 amandes mardi midi. Ça signifie juste prévoir « Carton de 18 oeufs = sandwich aux oeufs + brunch du weekend ».

Prévision qui prend moins d’une minute et qui évite les pertes.

 

2. Apprivoiser le vrac

J’adore le vrac pour deux raisons : 1) ça coûte souvent moins cher et 2) ça permet d’éviter le gaspillage alimentaire. J’habite seule, et j’adore cuisiner. Je pourrais facilement me retrouver avec des quantités absurdes d’ingrédients que j’ai achetés il y a 2 ans pour une recette précise (à grand prix!) et que je n’ai pas su réutiliser depuis.

Donc, quand je vois un ingrédient que je ne prévois par réutiliser de sitôt, je l’achète en vrac. On y trouve de tout : des noix aux épices aux thés aux huiles… Il y a même des balances pour s’assurer d’avoir exactement la quantité nécessaire! Et il est possible d’apporter ses propres contenants (toujours aviser la caisse avant de commencer à les remplir) question d’être un peu plus écolo.

Pour des produits plus hauts de gamme (surtout pour le chocolat) et parce que c’est l’endroit le plus près de chez moi, je vais souvent au Vrac en Folie (Marché Jean-Talon). Partout ailleurs au Québec (et au Canada), je recommande le Bulk Barn.

3. Faire attention à ne plus perdre d’aliments

La base de la base. On perd tellement de bouffe tout simplement parce qu’on a oublié qu’elle était là, ou qu’on l’a achetée sans trop savoir quoi faire avec. « Malade! Le céleri est en spécial cette semaine! » OK, mais quoi faire avec? Le précouper pour les lunchs. Faire une soupe poulet et nouilles. De la sauce à spag’. De la salade de crevettes pour les sandwichs.

Et si certains aliments moins beaux se retrouvent dans notre armoire? On trouve un moyen de les utiliser! Secret : du pain aux bananes, c’est meilleur avec des bananes presque plus bonnes. Tu peux passer presque n’importe quel légume défraichi dans une soupe ou une sauce. Fruits poqués? C’est le temps de faire une croustade! Viande sur le bord de « passer date »? CONGÉLO!

Soupe

4. Cuisiner plus

Si tu achètes des repas préparés, tu dépenses trop à l’épicerie. Point final. Oui, certaines personnes ont une vie de fou et ces plats préparés sont pratiques, mais ceci a un prix.

Ayant un horaire atypique, j’ai des périodes où je travaille 80 heures semaine. Et à ce moment, non, ça ne me tente pas de me faire à manger. Mais il est TELLEMENT facile de préparer ces moments. La première chose à faire est de bien faire l’épicerie afin de ne manquer de rien (point 1), puis de prendre quelques heures le weekend pour préparer certains aliments (couper le céleri, râper le fromage, laver la salade, etc.), puis de faire une recette (UNE SEULE!) que tu congèleras.

Non, tu ne mangeras pas la même chose tous les jours. En faisant ceci toutes les semaines, lors de périodes occupées, après 5 semaines tu auras… cinq différents types de repas congelés! On ajoute à cela des repas minute (comme des pâtes), quelques fines herbes, laitues et noix dans une salade, et ça donne une alimentation variée et équilibrée.

Si tu feeles fou, tu peux même congeler des sauces maison, des muffins déjeuner maison, des desserts, etc.

C’est encore plus efficace que du meal prep!

 >>Pour consulter toutes les recettes originales que j’ai publiées, c’est par ici! <<

Faut pas exagérer non plus. J’ai des fondues parmesan dans mon congélo, j’achète du Kraft Dinner au moins 3 fois par année et des pâtes farcies, c’est un luxe le fun. Mais il ne faut pas que ce soit la majorité du contenu de notre épicerie.

5. S’abonner à l’infolettre du blogue

ebook gratuit 10 trucs pour économiser à l'épicerie

Une autre petite autopromo. Je n’avais pas le choix, tsé..! Lors de l’abonnement à l’infolettre, je t’envoie le ebook gratuit 10 trucs pour économiser à l’épicerie… sans effort!. Parce que sérieux, le truc pour dépenser moins, ce n’est pas le couponing, la course des épiceries, le 5 cents sauvé par là, les heures de recherche. Sérieux, c’est plate, c’est long, c’est vraiment n’importe quoi.

Épargner, ça doit être facile. Et ce ebook, ce sont mes meilleurs 10 trucs pour économiser à l’épicerie, en 5 minutes ou moins. Facile, rapide, accessible à tous. Dans un format pratique que tu peux sauvegarder sur ton ordinateur.

Ça signifie parfois changer quelques habitudes, mais tout le monde peut le faire. Promis.

6. Réduire sa consommation de viande et d’alcool

J’en ai déjà parlé sur le blogue, la viande, ça coûte cher. Et ces prix ne diminueront pas de sitôt.

Mais sérieux, parole d’ex-végétarienne, la solution n’est pas de devenir végétarienne pour devenir végétarienne. Si tu aimes la viande et que tu ne veux pas être végé, cesser de manger de la viande cold turkey (lol) ça ne fonctionnera pas. Mais oui, même les plus grands carnivores devraient diminuer leur consommation de viande pour diminuer le coût du panier d’épicerie. De plus, notre portion de protéines devrait représenter le quart de notre assiette. Pas plus.

Viande

Achète en gros ou surgelé, priorise les viandes à multiples usages (comme un poulet complet), congèle, et répète. Si tu as accès aux producteurs directement, tu pourrais épargner gros. Mais en posant les bonnes questions à ton boucher (même en épicerie!) et en apprenant à apprêter des coupes moins chères (souvent, le truc est simplement de cuire plus longtemps), tu pourras continuer à manger de la viande sans que ton budget souffre trop.

Pis pour l’alcool, bin, ça coûte cher aussi, donc diminuer sa consommation permet d’économiser. Si le verre de vin au souper est sacré, découvre Vin en Vrac ou la SAQ Dépôt (ou achète autant d’alcool que permis par la loi lors de ton prochain voyage aux États-Unis).

7. Prioriser les aliments locaux, en saison

Carottes

Dépense moins

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SALUT CAPTAIN OBVIOUS! Ça, c’est la base de la base. Manger local, c’est essentiel. Point final.

Non, ça ne veut pas dire couper les kiwis, bananes et compagnie de ton alimentation (une vie sans bananes serait bien triste), ça signifie simplement de faire un effort conscient pour prioriser ce qui est local et en saison. Même les grandes chaînes d’épicerie affichent clairement les produits provenant du Québec! Comment savoir si c’est en saison? Les indices sont évidents : les aliments sont nombreux, beaux… et moins chers. Si tu n’es pas certaine, une petite recherche Google te donnera la réponse!

L’été et l’automne, c’est facile, surtout s’il y a des marchés dans ton coin de pays (et il y en a pas mal partout, honnêtement). En achetant directement du producteur, on peut bien sûr économiser. Et les fraises et framboises fraîches du jour, c’est pas mal la vie.

Ces économies sont également possibles même en épicerie, et c’est là que c’est le plus important d’acheter local : les épiciers commandent en se fiant sur ce que les consommateurs achètent. Les consommateurs ont du pouvoir. Utilisons-le.

8. Devenir BFF avec son congélateur

Mon congélateur congélateur

Même si, comme moi, tu habites seule, tu devrais (presque) toujours acheter les paquets familiaux lorsqu’ils sont offerts et en promotion. 90% du temps, ils sont plus économiques. Suffit de lire la petite étiquette expliquant le prix par 100g pour confirmer si c’est bien le cas. Si oui? Achète et congèle!

Avoir un congélateur bien rempli est la plus simple façon d’économiser. J’aime toujours garder des légumes (mais, pois, épinards, courge, poireaux, etc.), de la viande (crue ET cuisinée) et des repas déjà préparés maison (lasagne, pâté chinois, quiche, muffins, etc.) dans mon congélo.

Pour garder le contrôle de ton congélateur, il faut simplement t’assurer de bien noter sur chacun des emballages ce qui s’y trouve, combien de portions et quand tu l’as congelé.

9. Faire son lunch

lunch

Impossible de s’en sortir. Sorry. Je vais y revenir au point 12, mais les midi-resto, ça s’accumule vite. Faire son lunch, c’est la meilleure façon d’épargner. Et l’excuse « je n’ai pas le temps le matin » n’est pas valable, sorry encore une fois.

Tsé, au point 4, quand tu as cuisiné et congelé des plats en portion individuelle? Pas le temps de faire un lunch? T’en pitches un dans un sac à lunch, t’ajoutes deux clémentines, et BOUM : repas. 21 secondes, top chrono.

Une sandwich, ça se fait la veille. Des restants de souper, ça fait un excellent lunch aussi. Tu n’aimes pas manger la même chose 2 jours de suite? Bien, saute un jour. Souper le lundi, dîner le mercredi.

De plus en plus de gens sont fans de meal prep, c’est à dire préparer ses cinq lunchs le dimanche, et les mettre dans un tupperware, comme ça ils sont prêts. Perso, je trouve ça trop intense, mais si ça peut t’aider – go for it!

10. Cesser de bouder certains produits et aliments

Newsflash : les produits des marques maison sont aussi bons, sinon meilleurs, que les marques qui coûtent le double du prix. J’ai même vu circuler une rumeur disant que la vodka de marque Costco (non disponible au Canada) est en fait produite par Grey Goose (!).

Ces produits peuvent représenter de grandes économies.

Les aliments moches ont même fait leur apparition dans les grandes chaînes d’épicerie au Québec l’an dernier. Une façon de plus d’épargner.

L’important ce n’est pas l’emballage, c’est ce qu’il y a dedans.

11. Ne plus acheter des essentiels à plein prix

Cannages, pâtes, riz, farine… Ces aliments reviennent en promotion tous les trois mois. Sans faute. Avec un mini mini mini peu de prévision, il est donc facile de toujours les acheter à petit prix. Cette semaine-là l’épicerie coûtera peut-être un peu plus cher, mais ça permettra d’épargner gros par la suite.

J’ai même trouvé une fromagerie qui vend de bons fromages québécois à 3 pour 12$ : les mêmes fromages que l’on trouve à 8$ la pièce ailleurs! Il s’agit de la Fromagerie du Paradis au Marché Atwater… à deux pas du bureau de mon chiro, où je vais une fois par mois. 1+1 = devinez où j’achète mon fromage (un essentiel à ma vie!)?

Pâtes maison

12. Abandonner les restos de fast food

Confession : j’adore le sandwich végé (avec bacon!) et pain fines herbes chez Subway, la soupe won ton du Tiki Ming, le A&W pour son oeuvre en général, et un bon déjeuner McDo après une soirée plutôt arrosée.

Mais ces restos coûtent maintenant une petite fortune! Il est difficile de s’en sortir pour moins de 10$ pour un repas – et ces 10$, 2x par mois, pendant une année, représentent… 240$! C’est le 3/4 de cette hausse du prix du panier d’épicerie.

Ah et SVP au nom de toute, achète-toi une cafetière et fais tes propres cafés! 5$ par jour pour des cafés x 5 jours semaine x 50 semaines de travail par année = 1250$! MILLE DEUX CENT CINQUANTE DOLLARS! C’est 3,5 fois la hausse du prix d’épicerie! En termes simples, coupe 3 cafés du commerce par semaine, et tu as épargné les 350$ de hausse du prix de l’épicerie. Aussi simple que ça, dans le fond…

coût du café

13. Ne pas avoir honte de demander un bon d’achat différé

J’espère que tu sais ce qu’est un bon d’achat différé, ce petit papier magique qui te permet de te procurer un article en spécial après que la période promotionnelle soit terminée, s’il n’y en a pas lors de ta visite. Le marchand ne peut pas refuser de t’en donner un à moins que ce soit explicitement indiqué sur l’annonce. 

Quand le beurre est à 3 pour 9$, que le papier de toilette ou les essuie-tout sont à 3,99$, tout le monde se pitche dessus, et avec raison. Tu ne devrais jamais payer plus.

Mais ceci signifie également que parfois, tu vas arriver devant la rangée et… elle sera vide. C’est là que le bon différé entre en ligne. Non, ce n’est pas gênant à demander, c’est ton droit en temps que consommatrice.

C’est pour cela qu’il ne faut pas attendre d’en avoir absolument besoin avant d’en acheter : sans nécessairement avoir 300 livres de beurre à la maison, s’il ne t’en en reste qu’une au frigo, c’est le temps d’en profiter. Comme ça, s’il n’en reste plus cette semaine, tu prends ton bon d’achat différé et tu achètes le beurre au même prix, la semaine suivante. Magie!

14. Cesser d’acheter des produits inutiles

Oui, je te juge quand tu achètes de l’eau embouteillée. Oui, je te juge quand tu achètes des patates au four déjà emballées dans du papier aluminium. Il n’y a AUCUNE raison d’acheter ce genre de produits, c’est de l’argent jeté par les fenêtres.

Combien de temps sauves-tu réellement quand tu achètes des légumes précoupés? Du fromage déjà râpé? Poser la question, c’est y répondre. Quelques minutes qui coûtent très cher.

15. Faire de belles assiettes pour manger moins (et mieux)

avocado toast à Copenhague

C’est un fait connu : on mange autant avec nos autres sens qu’avec le goûter. Donc, lorsqu’on fait l’effort de rendre notre assiette jolie, et que l’on se concentre sur l’action de manger (et non écouter la télé), on mange moins.

Il est également recommandé d’utiliser de plus petites assiettes, et de les remplir : ça donne une impression d’abondance, sans pour autant manger plus. La plupart d’entre nous (et je m’inclue totalement là-dedans) mangent trop. Si on réduisait nos portions pour seulement manger ce dont notre corps a besoin (tout en s’accordant quelques petites folies, entendons-nous!), l’épicerie nous coûterait moins cher.

Comment se convaincre de bien manger, quand il fait gris et froid? Voici quelques-uns de mes trucs!

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Image pour Pinterest : panier d'épicerie

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